Éperon SE des Rouies

Après une journée de réacclimatation au rocher fragile en Belledonne, j'étais prêt à parcourir une belle classique en "terrain Oisans", c'est à dire dans l'idéal : des gradins herbeux, du rocher compact et brisé (oui, c'est possible !), et une fréquentation faible (surtout en automne...). Dans cette optique, l'éperon SE des Rouies - dit Éperon Rébuffat - est idéal, et je voulais le grimper depuis un moment... Plus sérieusement, ça reste un bon itinéraire montagne pour faire découvrir le coin à une amie corse, l'ambiance est belle !

Balade sur le Toit de Belledonne (traversée Agnelin – Pyramide)

Le massif de Belledonne est souvent boudé par les grimpeurs et alpinistes pour la mauvaise qualité de son rocher, et ne retrouve ses lettres de noblesse qu'en hiver où il est prisé des randonneurs à ski et amateurs de mixte... Pourtant il existe quelques itinéraires qui valent la peine d'y être parcourus, notamment en fin de saison pour profiter de belles lumières et réaliser un itinéraire à la journée depuis Grenoble. L'occasion (vu l'intérêt relatif de l'escalade) de pratiquer un alpinisme plus contemplatif et de profiter des vallons sauvages de l'envers de Belledonne (appellation grenoblo-centriste) !

Topo – La Rouye (3085m) : Voie des Gapençais, D/II/350m

Face au versant Sud de l'Olan, la Rouye propose une face rocheuse raide et austère d'environ 350m de hauteur. A l'abri du soleil (un formidable atout pour les périodes caniculaires), elle recèle deux belles escalades classiques en gneiss, la Voie Demenge et les Gapençais. Cette dernière parcours la face par un itinéraire qui ne dépasse pas le IV+ mais offre de beaux passages d'escalade et beaucoup d'ambiance. Une valeur sûre pour une journée loin des foules.

La Rouye, voie des Gapençais

En ce week-end d'anniversaire, on ne pouvait espérer meilleur présage que de vaincre la Rouye, avec comme cadeau la belle voie des Gapençais... Niché dans une paroi impressionnante et austère de 350m, cet itinéraire se faufile au milieu de murs raides et propose un bel ensemble en IV sur un gneiss de bonne qualité. Une escalade plaisante, une belle soirée au refuge d'Olan, et un bon moment avec les copains parisiens !

Topo – Pic de Bure (2709m) : Pilier E, Voie Desmaison, TD+/III/600m

Le Pilier Est du Pic de Bure par la Voie Desmaison est un itinéraire historique, ouvert en 3 jours de Septembre 1961 et longtemps considéré comme un itinéraire calcaire de très haut niveau. Aujourd'hui, il reste une classique de bon niveau que l'on prendra beaucoup de plaisir à parcourir. Les 600m de calcaire raide offrent une escalade agréable, soutenue dans le 5, avec une première partie plus exigeante et un rocher plutôt bon dans son ensemble. Une bonne expérience de l'escalade traditionnelle et un sens de l'itinéraire développé seront d'indispensables atouts pour profiter de la voie en toute sérénité, et admirer le superbe paysage du plateau de Bure.

Pic de Bure : Pilier Est, voie Desmaison

La voie Desmaison au pilier E du pic de Bure est un vieux rêve qui se concrétise enfin , et contrairement à beaucoup d'autres, j'y ai pris encore plus de plaisir que je ne l'espérais ! L'itinéraire est fantastique, traçant une ligne de difficulté modérée dans une paroi raide et de grande ampleur (600m de dénivellation !). L'escalade est agréable à part quelques courts passages, le rocher est généralement bon et l'ambiance est absolument incroyable... Les paysages lunaires du Dévoluy et l'ambiance "station spatiale" du plateau et son observatoire donnent une petite touche pas commune. Avoir tracé cette voie en 1961 en seulement trois jours, quel talent et quelle audace !! Aujourd'hui, en chaussons, avec le topo et pitons en place nous mettons encore 7 à 10h, ça calme...

Topo – Aiguille du Peigne (gendarme rouge) : Maillon Manquant, ED-/II/400m

L'aiguille du Peigne est un des sommets majeurs des aiguilles de Chamonix, particulièrement riche en classiques du fait de son accès facile et d'un granit excellent. Le Maillon manquant est un itinéraire soutenu et exigeant, 13 longueurs de belle escalade principalement en fissures (et donc peu de points en place hors des relais), avec quelques pas de dalle corsés. Une voie qui ne donne pas le temps de s'ennuyer !

Topo – Pointe des Cinéastes (3205m) : Variante Chaud et traversée, AD+/II/300m

La traversée des Cinéastes compte parmi les plus belles courses de rocher de niveau modeste du massif des Écrins. Le rocher est généralement de très bonne qualité, l'escalade est intéressante tout le long et offre de beaux passages aériens, la situation entre glacier blanc et glacier noir garanti un superbe panorama. L'attaque par la variante Chaud élève peu le niveau technique de la course mais ajoute des longueurs raides et agréables et augmente encore l'intérêt de la traversée.

Topo – Aiguille Pierre Étienne (2967m) : Voie PDB, AD-/II/170m

La voie PDB à l'Aiguille pierre Étienne offre une escalade agréable de niveau faible (III, quelques pas de III+/IV-) dans une face raide et sauvage. Elle permet d'occuper une demie-journée lors de la montée en refuge ou entre deux courses plus longues. Bien que de niveau technique abordable, le rocher souvent compact impose d'être à l'aise dans la pose de protections et l'escalade.

Topo – Aiguille de Sialouze (3576m) : Traversée, D-/III/250m

La traversée de l'Aiguille de Sialouze est une des courses d'arêtes classique des Écrins : son beau granit et une escalade agréable lui valent une excellente réputation. Bien que peu aérienne pour une course d'arête, la proximité de grands sommets (Ailefroide, pic Sans-Nom, Pelvoux) assure l'ambiance. Elle se combine à merveille avec l'arête S du Petit Pelvoux pour un week-end homogène dans le niveau D.