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Topo – Pointe des Ecandies (2870m) : Traversée classique, D/II/200m

La traversée des Ecandies est une belle course d’arête à la journée, qui se déroule sur un magnifique granit et dans un cadre glaciaire sauvage. Classique, elle peut être très fréquentée, mais son approche assez longue limite la foule et permet normalement de répartir les cordées. Cette arête comporte de nombreuses variantes, en particulier il est possible d’éviter la plupart des gendarmes, mais ce serait dommage ! Le topo présenté ici a pour objectif de présenter le parcours « moderne » de la façon la plus logique possible. L’escalade est peu soutenue mais parsemée de plusieurs passages de 5, et l’utilisation des chaussons est agréable à moins d’avoir une bonne marge, au moins pour la longueur d’attaque, le rasoir, la grande tour et le dernier ressaut.
Cette course peut agréablement se prolonger par la traversée « intégrale » jusqu’à la fenêtre d’Arpette.

Vous souhaitez réaliser cette course avec un guide ? N’hésitez pas à me contacter.

Point de départ : Relais d’Arpette (1627m)
Niveau Technique : D/II, (5c), 200m
Historique : F. Carron, Raymond Lambert, Francis Marullaz en 1942
Horaires : 2h30-3h d’approche, 4-5h de traversée jusqu’à la brèche centrale et 1h30 de descente
Matériel :
Friends C4 #0.3-#2
Coinceurs
5 dégaines
Encordement 40m

Conditions favorables : Arête sèche et combe du col des Ecandies en neige (descente très agréable !)

Approche :
Du relai d’Arpette, suivre le sentier du col des Ecandies. Au col, traverser à droite sous une petite arête et passer versant W pour trouver une bonne plateforme sous un dièdre.
On peut également monter au col des Ecandies depuis le col de la Forclaz, un peu plus long.

Itinéraire :
Gravir le dièdre (5a, goujon à droite) puis en ascendance facile à droite jusqu’à une plateforme sous une pointe rouge, relai à construire, 25m. Descendre à droite dans un couloir et gagner une brèche, monter à gauche au sommet du premier gendarme, relai de rappel.
Un rappel de 20m mène à un petit plat 5m sous la brèche versant W (relai à placer sur bloc coincé), escalader le second gendarme par une fissure puis le flanc N, relai au sommet, 5a, 20m.
Rappel de 15m jusqu’à la brèche sous le troisième gendarme qu’on escalade par une rampe de gauche à droite puis une arête à droite de la vire, relai au sommet, 4a.
Rappel jusqu’à la brèche, le quatrième gendarme a peu d’intérêt (court aller/retour).

Continuer l’arête facilement jusqu’à un ressaut effilé puis vertical (le rasoir) qu’on escalade, 5c, un goujon et relai au sommet.
Descendre en dalle le long du fil (4a, un goujon assez bas) et rejoindre une brèche. Monter à une brèche en contournant le premier gendarme, puis escalader le mur fissuré raide (5a) et rejoindre le saut de l’ange, relai sur sangles.
Sauter en face, réception étroite mais c’est plus impressionnant que difficile, poursuivre à une brèche.
On peut éviter le saut de l’ange en descendant 10m sur une « vire à bicyclette » puis en traversant sous l’arête.

Escalader la « grande tour » en démarrant en bord droit du versant W puis traverser à gauche; ou au niveau d’une écaille décollée (par l’écaille, un pas expo, ou fissures à sa droite); poursuivre par de raides fissures (pitons) et après le second piton basculer à gauche de l’arête et monter droit, 5b, relai sur pitons. Un rappel de 20m mène au pied du « dernier ressaut ».
Prendre le second dièdre en versant W (goujons), après une écaille traverser à gauche dans un dièdre et monter jusqu’à la brèche, 5b, 4 goujons, relai à construire.
Poursuivre par une rampe flanc E puis sur le fil. Un dernier pas de 4c donne accès au sommet S, relai chainé versant N.

Un rappel de 28m (peut être scindé en 2*15m) mène à un goujon avec maillon. Un second rappel de 20-25m ou désescalade amène sur des terrasses. Passer versant W et désescalader facilement jusqu’à la brèche centrale.

On peut alors poursuivre par l’intégrale jusqu’à la fenêtre d’Arpette (2-3h).

Descente :
Descendre versant E par un couloir délité, d’abord sur sa rive droite puis s’en échapper par une vire à gauche (cairn). Par des éboulis, rejoindre le sentier d’approche.

Autres sources :
Camptocamp

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