Topo – Aiguille de Sialouze (3576m) : Traversée, D-/III/250m

La traversée de l’Aiguille de Sialouze est une des courses d’arêtes classique des Écrins : son beau granit et une escalade agréable lui valent une excellente réputation. Bien que peu aérienne pour une course d’arête, la proximité de grands sommets (Ailefroide, pic Sans-Nom, Pelvoux) assure l’ambiance. Elle se combine à merveille avec l’arête S du Petit Pelvoux pour un week-end homogène dans le niveau D.

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Topo de la traversée de Sialouze

Point de départ :
Refuge du Pelvoux (2700m).
Il est aussi possible de bivouaquer à la Bosse de Sialouze (3229m, très beaux emplacements).

Niveau Technique :
D-/III, 4c Obl.

Historique :
Ascension de l’arête S en 1934 par J. Charignon et P. Salmon.
Première traversée en 1942 par J. et J. Franco, E. Frendo, K. Gurékian, H. Joubard et R. Laveyssière.

Horaires :
2h d’approche, 2-3h pour l’Arête S et 1-2h pour l’Arête N, 1h de rappels.
La forte fréquentation peut faire perdre du temps.

Matériel :
Jeu de friends #0.3-#1, sangles, 4 dégaines, cordes 2*50m, matériel de glacier.
Chaussons optionnels selon aisance.

Approche :
Du refuge, franchir une barre pour prendre pieds sur le sentier qui remonte la moraine. Traverser le torrent issu du Glacier du Clot de l’Homme (exposé aux chutes de séracs). Traverser des pentes de neige ou d’éboulis et accéder à un verrou rocheux sous la Bosse de Sialouze, on le franchit rive gauche. Une pente de neige ou d’éboulis mène au col sous la Bosse de Sialouze.
Traverser le glacier de Sialouze de préférence par le haut (zone moins crevassée) afin de gagner le pied de la brèche inférieure de Sialouze, qu’on atteint par des gradins rocheux.

Itinéraire :
Arête S :
De la brèche, franchir un mur rocheux raide (fissures, III+). Gagner le fil de l’arête par des dalles ou un système de rampes à gauche (II).
Rejoindre le pied du 1er gendarme par des rochers brisés flanc W (III). Monter légèrement flanc E, avant de traverser par une vire compacte vers un couloir-cheminée qui mène à une brèche.
Monter un petit mur raide (III), accéder au pied du 2nd gendarme par des gradins. On le franchit flanc E par une goulotte-dièdre (2 pitons, III+).
Descendre à la brèche sous le troisième gendarme. Le franchir par le fil (III+, expo), une désescalade (aérienne mais facile) mène au pied d’une grande dalle.
Attaquer la dalle par une fissure jusqu’à un petit surplomb (2 pitons, IV-) puis continuer droit dans un dièdre (V, pitons) ou traverser à droite puis remonter un autre dièdre (IV+, protection délicate), relais sur une terrasse.
Gravir un dièdre bien marqué (IV+, 3 pitons) puis suivre une vire à droite et franchir un court mur délicat (IV+, piton) qui donne accès à une rampe facile menant au sommet du ressaut.
Franchir le ressaut sommital par de belles dalles, d’abord à gauche puis en arc de cercle vers la droite (IV+, pitons et lunules).

Arête N :
Rejoindre un relais de rappel (20m) qui mène au pied du premier gendarme, qu’on surmonte par une longueur surplombante (IV+). Franchir le second gendarme par un dièdre puis une sortie à gauche ou à droite (IV, pitons). Le troisième gendarme peut s’escalader ou se contourner par une vire flanc gauche, rejoindre le fil de l’arête. On contourne facilement les quatre et cinquième gendarmes flanc gauche pour atteindre la brèche supérieure de Sialouze d’où débutent les rappels.

Descente :
Le premier rappel peut facilement se désescalader. Le second rappel peut être difficile à rappeler, dans ce cas il faut se décaler à droite pour tirer (prudence !). Les autres rappels ne posent pas de soucis particulier. Si le niveau de la neige est trop bas, un spit avec maillon permet de fractionner le dernier rappel.

Combiner avec d’autres courses :
Une belle combinaison consiste à gravir le lendemain l’arête S du Petit Pelvoux, et à descendre par l’itinéraire de la traversée.

Autres Sources
Camptocamp
Ascension choisies (Chevaillot-Minelli)

 

 

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