Entrèves de chaud à la vallée blanche

Entre deux épisodes de pluie, il faut savoir profiter des créneaux pour aller faire la Vallée Blanche en bonnes conditions ! C’était le cas ce samedi après une chute de neige, qui a remis une petite couche de blanc sur une mer de glace qui fait le buzz ces derniers temps avec sa grise mine.

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Cricri pose le genoux dans la Vallée Blanche

L’avantage de cette météo à la chaleur digne d’un printemps (après « Janvril » voici « Févrimai »), c’est qu’on peut remiser la grosse doudoune au placard. Même sur l’arête de l’Aiguille et avec le vent, les températures restent clémente. C’était donc une très belle journée pour cette vallée blanche en famille ! La descente jusqu’à la pointe Adolphe Rey est assez bonne, et on met rapidement la corde et les peaux pour se diriger vers le col d’Entrèves.

Spectacle assuré durant la montée, la trace serpente au milieu d’immenses crevasses mais n’est jamais scabreuse, on se régale donc de l’ambiance et du panorama. Dans de nombreuses goulottes ainsi qu’au pied de la face N de la Tour Ronde, les alpinistes sont déjà à pied d’œuvre, les conditions sont bonnes et la fréquentation en conséquences.

On profite du grand soleil au col pour pique-niquer, mais un léger vent frais finit par nous renvoyer sur les skis : ça tombe très bien car la descente est délicieuse elle aussi ! La neige est piégeuse pendant les 100 premiers mètres, puis c’est une bonne poudreuse légère et peu tracée jusqu’à la chute de sérac qui domine la salle à manger. On regrette parfois le manque de pente car quand il y en a c’est un régal, et Cricri en télémark fait voler la poudre le genoux sur la spatule…

On retrouve alors l’itinéraire classique « pisté » (damé par le passage) et ses bosses, pas encore trop marquées. L’ambiance contre la chute de sérac est bien présente, et on peut parfois faire une incursion dans les tours de glace en se méfiant d’une mauvaise « sortie de trace ».

Après la salle à manger, la qualité de la neige se dégrade nettement, on est souvent sur la glace ou la neige lustrée. Mais on arrive aisément à descendre à skis jusqu’à la grotte de glace, sans racler les semelles. Un dernier beau passage sous une arche de glace et il ne reste qu’à remonter les 200 marches jusqu’au télécabine !

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