Ski sauvage à la combe du Pissoir (bassin de Trient)

On continue avec Christine l’exploration du terrain de jeu par une belle sortie sauvage depuis Trient, zone que nous n’avions fait que tangenter lors de notre tour des 7 cols. Ici les randonnées se méritent avec un dénivelé important (si l’on n’utilise pas les remontées du Tour et le col des Autannes), mais la qualité du ski est au rendez-vous ! La combe du Pissoir offre une descente sauvage avec beaucoup d’ambiance et de belles pentes.

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Christine se régale devant le glacier de Trient

Le départ de Trient à 1300m est peu enneigé mais il y a juste ce qu’il faut pour éviter tout portage (deux courts déchaussages à la descente), et contrairement à nos craintes on prend régulièrement du dénivelé sans souffrir de la distance comme cela avait été le cas au Mont Tondu l’an dernier (il nous avait rasé à blanc…). Bonne nouvelle quand on sait qu’on a un peu plus de 1900m de dénivelé à avaler !

Jusqu’au pied du glacier du Grand, l’itinéraire est évident et fréquenté. En partant à 7h nous n’étions que trois binômes, mais ensuite ce fut une vraie autoroute ! Nous choisissons alors de mettre le clignotant à gauche pour emprunter le « raccourci » décrit dans tous les topos en remontant le raide glacier des Grands, non tracé. Très bonne option pour l’ambiance sauvage et alpine (on fait la trace et on reste seuls avec vue sur les colonnes du col de Bron), mais sur une neige froide dense on n’a clairement pas gagné de temps et c’est beaucoup plus technique.

On atteint cependant à notre rythme de croisière le col du Midi des Grands, l’objectif de la journée, où l’on s’offre une pause bienvenue mais raccourcie par le vent. Face au Mont-Blanc et aux Aiguilles Rouges, la vue est top ! On remonte ensuite rapidement vers l’aiguille du Pissoir pour observer la vue coté Suisse, avant de plier bagage en direction de la Combe du Pissoir.

Pour la descente, la neige est bien matée par le vent : parfois c’est dur lisse, agréable, parfois on traverse plus ou moins le carton, c’est piégeur. Et plus rarement c’est resté assez poudreux sur fond dur, on se régale !
Mais surtout l’itinéraire est d’une grande beauté, avec de l’ambiance et une superbe vue plongeante sur le glacier du Trient qu’on côtoie ensuite à une distance prudente. L’entrée est raide sur quelques mètres, puis ça reste soutenue. La sortie louvoie entre vernes et barres rocheuses, avant de nous offrir une « souricière » juste assez enneigée. Une belle boucle alpine en résumé, qui mériterait largement d’être plus connue…

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