Retour à l’école : formation cascade de glace

Voilà une nouvelle étape de franchie dans la formation de guide, avec la réussite du stage aspi 4 “alpinisme hivernal” qui se concentre sur la pratique de la cascade de glace ! Malgré une préparation un peu bousculée par l’arrivée de notre enfant en Janvier, j’ai pu m’entrainer suffisamment pour le stage qui s’est déroulé début Février autour de Briançon. L’occasion de faire plus de glace que d’habitude et de parcourir quelques belles perles !

Dans Diabolobite à la Grave

L’automne a commencé comme souvent par du dry-tooling, cette pratique un peu “barbare” qui consiste à grimper sur le rocher en piolets et crampons, parfois sur des ancrages naturels (fissures et réglettes) mais aussi souvent sur des trous forés et colorés… On est loin de l’élément “glace”, mais ça permet au moins de se faire les bras ! C’était l’occasion de découvrir les grandes voies de dry de Servoz (Momus, Fère et Pils, I have a dry’m), une fois au sec en baskets et la suivante en crampons sous la neige 😀 Ainsi que les moulins de la mer de glace, ces trous creusés par l’écoulement des eaux de fonte dans le glacier et qui offre de belles longueurs de glace souvent verticale !

En Janvier, avec Vincent (dit “Canard”), nous avons eu la chance de caler notre semaine de vacance en plein pic de froid ! Nous avons donc trouvé de supers conditions pour grimper, d’abord dans les classiques proches de la maison : la Stassaz à Megève (une magnifique longueur de 50m assez raide) et un joli pilier à Véry avec une approche à ski très sympa. En fin de semaine, comme Cricri ne semblait pas trop pressée d’accoucher, nous nous sommes permis une excursion en suisse dans le superbe val de Bagnes pour parcourir une cascade de plusieurs longueurs, la “Cascade de Bonatchiesse” qui surplombe le hameau du même nom. Avec un petit -10°c il faut bien que ce soit joli ;p

Deux jours plus tard, nous partons à la Grave pour profiter d’excellentes conditions dans “Diabolobite” et la “Source des dieux“, deux classiques magnifiques qui offrent une escalade raide et sculptée. Une journée de boulot et une autre de ski, l’entrainement “minimum” assuré, c’était le créneau idéal pour Elina afin de nous rejoindre, et c’est celui qu’elle a choisi 😉 L’arrivée d’un enfant n’est pas franchement l’entrainement idéal avant un stage ENSA, mais c’est tellement de bonheur que ça compense largement la perte de sommeil ;p

Arrive la semaine de stage, qui débute bien puisque le groupe est très sympa : c’est déjà beaucoup ! Nous passons la première journée dans la cascade de droite de la Schappe à Briançon, pour revoir les fondamentaux de glace, en particulier les relais et les rappels. La glace est fine, l’ambiance particulière : on démarre en pleine ville dans un parc, et on évolue au milieu d’une forêt déneigée face aux fortifications de la vieille ville !

Nous profitons ensuite d’une belle semaine pour parcourir des cascades et réaliser une journée de “manip secours et secourisme” à Aiguille. L’objectif est de récupérer par le haut un client coincé dans une longueur, et potentiellement blessé ou épuisé : simple quand elle est maitrisée, mais cette manip peut devenir un enfer si on ne fait pas gaffe 😉
Coté cascade, on s’offre un petit séjour à Freissinière pour parcourir Impatience, une belle classique de 3 longueurs dont la seconde est raide et soutenue, mais bien tracée !

L2 de Impatience

On se régale aussi d’une belle journée de soleil pour explorer le Val D’escreins, un petit paradis proche de Vars. L’accès par le haut permet de s’éviter une longue approche plate, et en deux rappels dans “Un joyaux dans son Escreins” nous attaquons les trois longueurs de “Profession Homme“. Nous retournons ensuite au pieds du Joyau pour nous offrir un parcours en superbe conditions du “Poireau dans l’Abricot“, sa variante de droite. La glace est sculptée et tracée, c’est donc une escalade fluide et raide qui se protège très bien !

Enfin, nous découvrons un très beau spot de l’Ubaye à la barre de Vautreil, où nous parcourons “La grande Cascade” par le cigare de droite. Les conditions du socle sont moyenne avec beaucoup de nettoyage, mais le cigare “direct” est magnifique, une glace raide et sans aucune trace, pour mon premier 6 j’ai bien donné pour l’enchainer 🙂 On finit ensuite la journée dans “Double dry”, une ligne encore plus raide avec un départ “audacieux” dans la seconde longueur, où je suis bien content d’être en second vu mes bras ruinés 😉

Maintenant, place au boulot et ça a déjà bien commencé 2 jours après le stage !

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